1) La règle d’or : “le crédit finance une logique, pas un manque”
Un prêteur veut une histoire simple, chiffrée, cohérente :
- Quel problème tu règles ? (décalage de trésorerie, investissement, croissance, rachat, sécurisation)
- Pourquoi maintenant ? (contrat signé, saisonnalité, hausse de demande, opportunité fournisseur)
- Combien exactement ? (besoin net + marge de sécurité)
- Comment tu rembourses ? (cash-flow futur, pas “l’espoir”)
- Qu’est-ce qui se passe si ça se passe moins bien ? (plan B : réduction de charges, étalement, levier alternatif)
Si tu écris ces 5 lignes de façon convaincante, tu as déjà fait 60% du travail.
2) Avant même de demander : calcule le “besoin net” (simple et propre)
Beaucoup de PME se plantent sur le montant. Fais un calcul net :
A) Si c’est de la trésorerie
- Besoin = creux de cash max sur 8–13 semaines (idéal), ou 3–6 mois (si activité très cyclique)
- Tu prends :
- charges fixes (salaires, loyer, leasing, assurances)
- charges variables (sous-traitance, achats)
- TVA / impôts / AVS (si échéances)
- encaissements réalistes (avec délais de paiement)
- Tu obtiens un plancher : la ligne doit couvrir ce creux.
B) Si c’est un investissement
- Besoin = prix d’achat + installation + formation + fonds de roulement supplémentaire
- Exemple typique : tu achètes une machine → il te faut aussi du stock + de la trésorerie pour absorber la montée en charge.
C) Si c’est une croissance
- Besoin = coût de montée en charge (recrutement, marketing, délais d’encaissement)
- Attention : beaucoup de boîtes meurent de croissance parce qu’elles vendent plus… mais encaissent trop tard.
3) Le “pack dossier” qui fait gagner des semaines
Tu dois donner au décideur de quoi répondre à 3 questions : qui, quoi, comment ça rembourse.
A) Les documents incontournables
- Extrait RC / IDE / structure de la société
- Identité des ayants droit économiques / dirigeants (KYC)
- Comptes annuels (2–3 ans si possible)
- Situation intermédiaire récente (si l’année en cours est différente)
- Liste des engagements : crédits, leasings, dettes actionnaires + mensualités
- Relevés (selon cas) ou synthèse de trésorerie
B) Les documents qui te donnent un avantage concurrentiel
- Tableau de trésorerie 13 semaines (même simple)
- Prévisionnel 12 mois (CA, marge, charges fixes, résultat, cash)
- Justificatifs (devis, bons de commande, contrats, pipeline signé)
- Note d’une page : “ce qu’on fait / pourquoi ça marche / risques / plan de remboursement”
Astuce SEO-biz : ton dossier doit être “scannable”. Titres, chiffres, tableaux. Pas de roman.
L’argent est un fruit toujours mûr. John Heywood
4) Les ratios que le prêteur “voit” même si tu ne les écris pas
Sans entrer dans la technique, un analyste regarde :
- Capacité de remboursement : est-ce que ton cash couvre la mensualité + une marge ?
- Stabilité des marges : marge qui s’érode = alerte
- Dépendance : 1 client = 40% du CA = alerte (sauf contrats très solides)
- Charges fixes : trop élevées = moins de résilience
- Comportement de paiement : régularité, absence d’incidents
Tu peux “pré-répondre” à ces points dans ta note d’une page :
- “Nous avons 3 principaux clients, aucun > 18%”
- “Notre marge brute est stable car…”
- “Nous avons réduit les charges fixes de X%”
- “Le financement est adossé à un contrat signé / devis accepté”
5) Choisir le bon produit : la matrice simple
A) Tu veux de la flexibilité ?
→ Ligne de crédit / revolving (tu tires quand tu veux, tu rembourses, tu re-tires)
B) Tu finances quelque chose qui “dure”
→ Prêt amortissable (mensualité stable, durée alignée sur l’actif)
C) Tu finances un actif précis
→ Leasing (souvent plus simple si l’actif est identifiable)
D) Tu as du CA mais tu encaisses tard
→ Factoring / financement de factures (tu “vends” le délai de paiement)
Ne force pas un prêt amortissable pour régler un problème de trésorerie court terme : c’est l’erreur la plus fréquente.
6) Ce que tu dois absolument maîtriser en négociation
A) Le coût réel
Ce n’est pas que le taux.
- frais de dossier
- commissions de mise à disposition
- pénalités de remboursement anticipé
- coût des garanties (parfois indirect)
B) Les garanties
Plus ton dossier est clair, plus tu peux négocier :
- limiter la caution personnelle
- plafonner les engagements
- préférer des garanties sur actifs plutôt que sur la personne (quand c’est possible)
C) Les clauses qui te piègent
- clauses qui t’imposent des ratios trop stricts
- obligations d’information trop lourdes
- restrictions de distribution/dividendes (si tu as des associés)
Tu veux de la souplesse. Tu n’achètes pas une prison.
7) Cas sensibles : comment présenter une situation “pas parfaite”
Si ta PME a un point faible (baisse de CA, marge en tension, poursuites, retard TVA/AVS, dépendance client…), tu ne le caches pas. Tu l’anticipes.
Structure gagnante :
- Fait (1 phrase)
- Cause (1 phrase, factuelle)
- Action (ce qui a été fait)
- Résultat (chiffre/impact)
- Prévention (comment ça ne revient pas)
Ex :
- “Nous avons eu un retard d’encaissement sur Q2 suite à X. Nous avons mis en place Y (relances + acompte + nouvelles conditions). Depuis, DSO passé de 62 à 41 jours. Nous généralisons les acomptes à 30%.”
8) Une méthode ultra simple : “le dossier en 3 pages”
Si tu veux aller vite, fais un PDF :
- Page 1 – Executive summary
- montant / durée / objectif
- 5 chiffres clés (CA, marge, charges fixes, cash disponible, dettes existantes)
- plan de remboursement (2–3 lignes)
- Page 2 – Trésorerie
- tableau 13 semaines ou 12 mois
- creux max + marge de sécurité
- Page 3 – Pièces
- liste des annexes jointes
Avec ça, tu passes devant 80% des demandes “brouillon”.
Recommandation : passer par MultiCredit (crédit PME)
Si tu veux cadrer proprement, choisir le bon produit et éviter les allers-retours, MultiCredit est une bonne option.
Page dédiée crédit PME :
https://multicredit.ch/fr/credit/credit-pme/
MultiCredit — nouvelle adresse à Cham + contacts
Cashflex MultiCredit GmbH
Adresse : Dorfplatz 4, 6330 Cham, Suisse
Téléphone : 026 322 23 10
Mobile : 079 936 31 75
E-mail : info@multicredit.ch
Horaires : lundi–vendredi, 08:30–18:00
Bonus : check-list “prête à envoyer” (copier-coller)
- Montant / durée / objectif (1 ligne)
- 2–3 ans de comptes + situation intermédiaire
- Liste des engagements (crédits/leasings/dettes actionnaires)
- Tableau trésorerie 13 semaines
- Prévisionnel 12 mois (marge + cash)
- Devis / contrats / commandes qui justifient
- Note 1 page (risques + plan de remboursement + plan B)